Le nez du whisky

Dans le monde du whisky, dégustateurs professionnels et maîtres assembleurs font un travail considérable même si, un comble, certains d’entre eux n’aiment pas le goût du whisky. Mais ils parviennent à travailler, et à garder toute leur raison, en se servant uniquement de leur nez. En anglais, l’équivalent de « déguster » se dit nosing (humer). Dans la profession, on appelle les dégustateurs de whisky des noses (des nez). De même, une dégustation de whisky se dit un nosing et une salle de dégustation une nosing room.

Les papilles gustatives ont une importance secondaire quand il s’agit de l’analyse sensorielle d’un whisky. Cela implique deux choses. D’abord, il n'est pas nécessaire d’aimer le goût du whisky pour participer à une dégustation. Ensuite, mieux vaut déguster le whisky dans un verre qui en fera ressortir les arômes. Il est fortement déconseillé d’utiliser les tumblers, ces verres traditionnels à whisky de forme cylindrique plutôt utilisés pour les whiskies sodas.

Les bons composants du whisky

Quel verre choisir ?

Idéalement, il est en cristal pour que l’on puisse mieux examiner la robe chatoyante du whisky, mais en cristal non taillé car les facettes modifieraient les reflets du whisky.

Combien d’eau faut-il verser ?

C’est une question délicate.En règle générale, il faut ajouter suffisamment d’eau pour redescendre le degré du whisky à 30%. Mais la quantité juste varie selon le caractère du whisky. Il convient donc de verser l’eau petit à petit. La dilution est optimale quand, au nez, vous n’avez plus ce picotement ou cette sensation de brûlure que vous éprouvez en humant un whisky non dilué. Idéalement, on utilisera la même eau que celle utilisée dans l’élaboration du single malt dégusté. Mais il est très rare de pouvoir s’en procurer. Préférer une eau plate et non calcaire. L’eau en bouteille venant d’Ecosse répond à ces critères.